Photoshop, Illustrator ou Indesign ?

Photoshop, Illustrator ou Indesign ?

Quel logiciel choisir ? Photoshop, Illustrator ou Indesign ?J’aime Illustrator, c’est peut être mon logiciel préféré de la suite Adobe. J’aime produire dessus, j’aime l’enseigner… C’est une histoire d’amour qui commence à durer. Du coup dès que certains le brusquent (SVMMac dans son dernier numéro), je viens à sa rescousse pour le défendre.

Tout d’abord, une large rumeur fait la part belle à Indesign. Je ne compte plus le nombre de personnes qui ne jurent plus que par Indesign, (sans forcément l’avoir au moins utilisé une fois d’ailleurs). Mais, un bruit de couloir persistant voudrait qu’Indesign soit le remède ultime pour réaliser tous les travaux de PAO. Et là , je dis NON.

Un graphiste, aujourd’hui se doit de connaître au moins trois logiciels: Photoshop, Illustrator, Indesign. Mais quand faut-il se servir d’un des trois logiciels ? Et là souvent les nouveaux venus dans le monde de l’édition, de la communication sont un peu perdus.
Avant toutes choses, je tenais à préciser qu’il n’y a pas de règles définies. En effet, on peut concevoir techniquement un flyer par exemple sous Photoshop, sous Illustrator ou sur Indesign, c’est une question de préférence. Certains graphistes préfèrent travailler sous Photoshop, d’autres sous Illustrator,…
Cependant, ces trois logiciels possèdent des différences affirmées. Idéalement, il ne faudrait pas avoir de préférence pour l’un ou pour l’autre, mais juste utiliser celui le plus adapté à la situation. Et bien, allons-y.

Photoshop est le logiciel en amont de la chaîne graphique. Il sert à travailler les photos acquises sous différents aspects: le développement, la transformation, la colorimétrie. Ces fichiers-photos, une fois préparés seront idéalement enregistrés au format natif de Photoshop, le format PSD en vue d’être importés dans Illustrator ou Indesign.

Illustrator est un logiciel d’illustration vectorielle. C’est souvent la définition qu’on lui donne. Mais c’est aussi un logiciel de composition, de mise en page. Et je conseille souvent à mes stagiaires qui suivent nos formations pao de maquetter les affiches, les flyers, les plaquettes sous Illustrator. D’ailleurs, j’avance arbitrairement le conseil suivant: «Tant que le document ne dépasse pas quatre pages, lancez-vous avec Illustrator» (Ce discours va tendre à évoluer puisque sur la version CS4 du logiciel, on accède à la possibilité de créer des documents avec de multiples plans de travail)
Bien évidemment, c’est un raisonnement très tranché qui ne s’appliquera pas à 100% à tous les cas concrets. Or dans un contexte de formation multimédia, il ne faut pas laisser planer de doutes. Il existe tellement de cas particuliers, d’exceptions avec l’outil informatique.
Illustrator est véritablement un logiciel tout-terrain. Il sait gérer le vectoriel mieux que personne, importer des images, gérer le texte de façon compléte (OpenType, feuilles de styles, tabulations, césures et justifications, chaînage, habillage).
La grande force du logiciel est de pouvoir sélectionner les objets naturellement. On n’est pas obligé de se focaliser sur la palette calques comme dans Photoshop, de raisonner par construction de blocs comme dans Indesign. De plus, le logiciel possède un potentiel créatif très important. Allez-voir par exemple du coté du menu Effets et de la palette Aspect.

Enfin Indesign est le logiciel de mise en page par excellence, c’est incontestable. Mais justement, il prend véritablement son envol lorsque les projets à réaliser sont conséquents par leur nombre de pages, par leur quantité de texte à travailler, à mettre en forme. Ainsi, si demain je dois réaliser une brochure, j’entamerai ce projet avec Indesign.

Ces précisions semblent probablement évidentes pour la plupart des graphistes (n’est-ce pas ?), et pourtant régulièrement je rencontre des personnes qui ne savent plus à quel logiciel se vouer…

Et si Illustrator son grand malheur était celui d’être tellement vaste en fonctionnalités qu’il en viendrait à être délaissé?

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6 Avis

  1. herve 10 années ll y a

    …. et Xpress il bat le beurre ?

  2. Ian 10 années ll y a

    herve, je fais un constat de mon activité de formation au quotidien…Et malheureusement la demande des entreprises tournent principalement autour des logiciels d’Adobe.
    Et pourtant, Xpress s’est réveillé avec des dernières versions bien ficelées (Kaligram’ est un des rares centres de formation à suivre l’actualité d’Xpress en proposant des contenus de formations actualisés) mais pour le moment, il faut quand même avouer: «Xpress ne bat probablement pas le beurre, mais ses carottes sont cuites».

  3. Manu 10 années ll y a

    Après m’être mangé des mois de formation sur Quark Xpress, force est de constater que les graphistes dans l’âme auront plus de faciliter à mettre en forme leurs envies de mises en page sur Indesign que sur Xpress.
    Pour moi, c’est du tout vu surtout qu’Xpress semble encore une fois en retrait face à la suite Adobe qui, par essence, facilite grandement les passages entre les différents logiciels de retouche et de création présentés dans cet article.

  4. Manu 10 années ll y a

    De “faciliter” ? “er” ? Vraiment ? Je devrais vraiment être bourré au moment où j’ai rédigé ce post.

  5. dede125a 10 années ll y a

    Justement, personnellement j’étais contre l’arrivée du multi-page dans Illustrator.

    Ayant été responsable opérateur prépresse dans un grands groupe d’impression, nous recevions régulièrement des travaux d’agences, qui ne bossaient (presque) que sous Illustrator pour faire des documents courts (jusqu’à 8 pages) ; mais comme beaucoup de graphistes en agences, la technique ne suivait pas et Illustrator est moins souple dans la gestion des fichiers liés que ne le sont Indesign ou Xpress ; c’était donc la grosse galère pour corriger tous ces “petits” défauts qui brouillent l’écoute des presses d’imprimeries. Et même comme ça, Illustrator n’est pas un logiciel de mise en page (même s’il en a les capacités) c’est un logiciel d’illustration, il a été conçus dans cette optique point.
    Alors oui, il est préférable de faire une mise en page sous Illustrator que sous Photoshop c’est clair ; mais un vrais logiciel de mise en page c’est soit Indesign soit Xpress.

    Par contre et en corolaire à ceci, je suis d’accord avec votre conclusion, à force de lui faire faire un peu tout, Illustrator finit par perdre son identité d’illustrateur. Adobe aurait mieux fait d’intégrer des fonctions d’aide à la création nouvelles fonction de travail sous les tracés, amélioration des fonctions de vectorisation…) que de dévelooper les fonctions de texte. Freehand par exemple avait pas mal de petites fonctions sur les tracés très pratiques qu’Adobe à laisser tomber comme une vielle chaussette après le rachat de Macromédia.

    Ceci dit, j’adore aussi Illustrator et cette version CS4 est effectivement très agréable à utiliser.

  6. pascal 9 années ll y a

    J’utilise beaucoup Illustrator pour sa facilité de prise en main pour affiches, flyers ou autres… mais ce dernier devient vitre limite quand je dois préparer des documents de grandes tailles, des visuels de plusieurs mètres de diagonales, avec des photos en 150dpi… Quid alors, passer à Indesign ou retourner à Photoshop et sa gestion de calques?

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